Un an après, quel bilan pour le 1er cycle de l’ACC ?

Il y a un an, les participantes et participants à la première Assemblée citoyenne pour le climat remettaient au Gouvernement bruxellois leurs recommandations sur la manière d’habiter la ville pour faire face aux défis climatiques.. Un premier cycle qui lançait une dynamique permanente de participation. Comme il s’y était engagé, le Gouvernement est revenu auprès des citoyennes et citoyens pour faire l’état des lieux sur la prise en compte ou non des propositions.

(c) Bryapro

L’événement de restitution s’est déroulé le 15 mai dans les locaux de Bruxelles Environnement avec une trentaine de citoyennes et citoyens, en présence du ministre de la transition climatique et de la ministre à la Mobilité.

Retour sur un modèle de participation citoyenne innovant

« Lorsque le gouvernement bruxellois a demandé la création de l’ACC, cela a représenté un défi inédit au niveau mondial. Ce modèle robuste et flexible accorde une place centrale aux citoyens (…). Des études ont démontré que les citoyen-ne-s, lorsqu’ils et elles sont bien informé-e-s et consulté-e-s, sont prêt-e-s à prendre en charge des problèmes complexes et à adopter des mesures audacieuses que les autorités hésitent parfois à mettre en œuvre » a déclaré en ouverture Ben Eersels, directeur du G1000, plateforme belge sur l’innovation démocratique et un des architectes de l’Assemblée.

 

« C’est la première clôture d’un cycle, le précurseur ! » a déclaré le ministre de la Transition climatique , qui a reconnu la complexité du travail de suivi : «les administrations et les cabinets ministériels n’ont pas l’habitude de faire ce suivi. Dans ce processus, on apprend en marchant pour faire mieux au cycle suivant ». Le ministre a exprimé sa gratitude envers les participant-e-s et insisté sur l’importance d’inclure les citoyen-ne-s dans les processus démocratiques modernes pour répondre aux défis environnementaux et de justice sociale. Certains éléments proposés dans l’avis comme la modification de la certification PEB ou l’encouragement à l’auto-rénovation entrent particulièrement en résonnance avec les travaux du Gouvernement. De son côté, la ministre de la Mobilité a souligné d’impliquer les citoyen-ne-s pour appliquer localement les solutions. La ministre a mis en avant des initiatives telles que la déminéralisation des voiries et l’augmentation de l’utilisation des vélos à Bruxelles pour illustrer les ambitions communes de l’avis et de l’action gouvernementale.

Un comité pour suivre les travaux du Gouvernement

Sophie, citoyenne membre du comité de suivi, est revenue sur « cette expérience pionnière » et parfois « frustrante » en raison de la complexité pour le comité de trouver une ligne directrice claire. En effet, les 80 recommandations émises par le cycle 1 ont rendu la tâche colossale. Elle a regretté aussi le jargon trop technocratique employé parfois par les administrations. Malgré cela, Sophie a souligné le travail de qualité accompli par ce groupe de 10 volontaires, et la méthodologie rigoureuse qu’ils et elles ont employée.

« On y a mis du cœur » a conclu Sophie. Les membres du comité de suivi du cycle 1 ont symboliquement passé le relai aux membres du comité de suivi du cycle 2 qui les ont remerciés « d’avoir défriché le terrain ». Les citoyennes et citoyens espèrent désormais que leur engagement pourra se poursuivre après les élections prévues à Bruxelles et que le 3e cycle de l’Assemblée[1] verra bien le jour.

Pour en savoir plus :

 

[1] L’Assemblée a un fondement législatif. Elle est donc censée perdurer même en cas de changement de Gouvernement. Le troisième cycle doit porter sur l’économie circulaire. Ce sont les citoyens du cycle 2 qui ont décidé, avec des acteurs locaux, de ce sujet.